Pour les concepteurs de logements collectifs comme pour les propriétaires de logements individuels, le linoleum présente depuis longtemps des attraits certains face à la solution du carrelage. Avec ses récentes versions clipsables, son temps de pose se réduit encore. Coté Sols vous propose de comparer les deux solutions.

Avec l’apparition de versions clipsables du célèbre linoleum (par exemple le Marmoleum click chez Forbo), les maîtrises d’ouvrage, les entreprises de pose ou encore les architectes se voient proposer une nouvelle alternative à la pose de carrelages. Côté Sols vous aide à y voir plus clair en comparant les deux solutions, point à point.

Pose, toujours plus vite avec le linoleum clipsable

  • C’était déjà un point fort du linoleum « classique », cela le devient encore plus avec le clipsable, qui améliore les temps de pose de près de 30 %, car les « pièces » à poser sont plus facilement manipulables.
  • Le linoleum clipsable est également très facile d’utilisation en pose non collée, notamment en recouvrement, sans dépose initiale donc, ce qui réduit encore le temps global du chantier. La souplesse du matériau permet une tolérance améliorée aux irrégularités du revêtement initial.
  • La pose non collée de ce linoleum rend également possible un recouvrement de sols antérieurs amiantés, en sous-section 4.
  • Le carrelage reste pour sa part difficile à poser, nécessitant l’intervention de professionnels et des surfaces particulièrement bien préparées. Entre le ragréage éventuel, le collage des carreaux, la mise en place des joints, et les différents temps de séchage, les temps d’immobilisation du logement à traiter s’allongent.
  • A de rares exceptions près, quand les joints sont suffisamment étroits, le carrelage peut-être recouvert par un autre revêtement (par exemple un PVC ou un parquet, voire un sol textile qui absorbent les irrégularités !). Dans le cas contraire, il faut prévoir un temps pour son ragréage ou pour sa dépose, avant toute autre mise en place de revêtement.
  • Le carrelage est plus lourd et plus difficile à manipuler que le linoleum clipsable. Lors de sa pose, la découpe des pièces occasionne des dégagements de poussière parfois importants, là où la version clipsable n’en occasionne que pour les finitions de la pièce. L’outillage du poseur de linoleum est d’ailleurs beaucoup plus simple que celui du carreleur.

Budget : là encore, le linoleum clipsable emporte la manche

  • Produit très innovant, notamment en niveau de ses composants écologiques et de ses systèmes de montage 5G, le linoleum clipsable est proposé à des prix correspondant à celui de carrelages moyen/haut de gamme.
  • Le budget consacré à la pose et à la dépose ultérieure est en revanche considérablement réduit, par rapport à celui du carrelage qui va souvent jusqu’à doubler le prix du seul matériau.
  • L’évacuation des déchets de chantier se fait simplement avec le linoleum car ce produit ne réclame pas de conditionnement spécifique pour son recyclage.

Performances techniques : le carrelage garde ses points forts mais le linoleum en a aussi !

  • La résistance à l’usure des carrelages reste un de leurs points forts, particulièrement dans les locaux enregistrant de forts trafics (circulations, rez de chaussée d’immeubles). Son classement U4P4 démontre également sa résistance aux charges lourdes. Le linoleum clipsable, grâce à son parement de 2,5 mm, améliore pour sa part régulièrement sa résistance au trafic (classement européen 33).
  • En revanche, ses performances acoustiques plaident nettement en faveur du linoleum, que ce soit dans les locaux sous le sol équipé (absorption acoustique) ou dans le local lui-même (réduction du bruit de choc).
  • Le carrelage n’emmagasine pas de chaleur, ce qui peut être un avantage dans les maisons où les locaux où l’on recherche de la fraîcheur (notamment dans le sud du pays, en été).
  • Le linoleum, de son côté, propose un confort thermique mieux équilibré, puisqu’il conduit la chaleur comme la fraicheur. Ce qui se traduit par des sensations plus agréables lorsque l’on marche dessous pieds nus par exemple.

Entretien, performances environnementales

  • De manière justifiée, le linoleum clipsable garde l’image d’un produit sain, grâce à sa composition entièrement à base de composants naturels d’origine végétal, renouvelables
  • L’épaisseur des joints du carrelage impacte sa facilité d’entretien, car leur encrassement éventuel augmente avec elle. Dans le cas du linoleum clipsable, au contraire, les joints sont très serrés.
  • Les propriétés antibactériennes du linoleum sont reconnues, surtout lorsque les joints sont serrés. Le carrelage présente des propriétés également satisfaisantes, mais l’existence de joints trop larges facilite la prolifération des bactéries
  • Le carrelage se lave facilement à l’eau sous réserve que les joints soient bien posés. Le linoleum demande plus de précautions, puisque les joints sont susceptibles de laisser passer de l’eau répandue en trop grande quantité
  • Il est rare que les carrelages se rayent, contrairement aux linoleums. Cependant, les traitements de surface appliqués dès leur fabrication (Topshield² chez Forbo par exemple), améliorent désormais leur résistance aux rayures.

Design : le carrelage voit son avance se réduire

  • Il existe beaucoup de formats (15cmx15cm, 20×20, 30×30, 45×45, 50×50, 60×60, 75×75…) pour des dalles de carrelage, ainsi que de matières (grès, grès émaillé, terre cuite, etc). Le linoleum présente moins de choix, mais avec ses versions clipsables, l’offre s’élargit tout de même par rapport aux lés traditionnels. Ainsi, Marmoleum click est proposé en 3 dimensions : 90 x 30 cm, 30 x 30 cm et 60×30 par exemple.
  • Côté motifs et couleurs, le carrelage fait toujours la course en tête, en proposant notamment aujourd’hui des couleurs nombreuses, des imitants pierre, béton, bois, etc. Disponible dans des variétés de ton plus réduites, le linoleum clipsable permet toutefois, grâce à ses différents formats et à ses faux-unis ou ses tons gris aspect béton, de réaliser du zoning et des calepinages ambitieux