Économie circulaire des revêtements de sol : avec la pose non collée, la planète tourne mieux !

Le marché de la rénovation est au centre des préoccupations en matière d’économie circulaire. A la fois parce que les chantiers y génèrent, potentiellement, des gros volumes de déchets à retraiter. Mais aussi parce que la réflexion sur les cycles de vie complets des matériaux utilisés dans la construction doit prendre en compte cette étape finale et essentielle. Des solutions innovantes apparaissent donc, en particulier au niveau des revêtements de sol.

Il suffit de visiter un chantier de rénovation pour constater de visu les importantes quantités de matériaux extraites des bâtiments, et imaginer le potentiel de valorisation qu’ils recèlent, pour peu que les fabricants optimisent leurs produits en ce sens. La réglementation évolue d’ailleurs pour flécher cette évolution dans la construction : à horizon 2020, la loi dite de Transition énergétique a notamment transposé en 2015 une directive cadre européenne concernant la valorisation des déchets du secteur BTP, qui devra atteindre 70% en 2020. Sans oublier la réduction du volume de déchets produits, qui reste l’objectif premier de toute la démarche.

Recycler ou, au moins, valoriser

Le terme de valorisation recouvre les opérations qui permettent d’extraire d’un déchet des éléments, ou de les transformer de manière à permettre une autre utilisation ultérieure : parmi les plus classiques, la valorisation énergétique consiste en une combustion des déchets pour produire de l’énergie.

Le recyclage est quant à lui un sous-ensemble de la valorisation : il permet de récupérer, dans des taux variables, les caractéristiques initiales d’un déchet – ses composants – pour les réinjecter dans un processus de fabrication produisant à nouveau ce produit. Parmi les plus connus, le verre peut ainsi être recyclé, le papier également… ou le PVC et de nombreux produits issus de la pétrochimie.

L’économie circulaire, un cercle vertueux à tracer dès les sols

On le comprend, l’objectif de l’ensemble de la filière, qui va des fabricants aux spécialistes de la revalorisation en passant par les acteurs du BTP, est d’améliorer le ratio du volume recyclé par rapport au volume de matériau utilisé. On parle alors d’économie circulaire, avec, dans l’ordre de priorité : réutilisation, recyclage, valorisation matière, valorisation énergétique et enfin élimination.

Déchets de dépose, des solutions en rénovation

Reste que la présence de colles sur les déchets de pose ou de dépose en rénovation, empêche les recyclages optimisés. L’entreprise de pose est alors censée rassembler les chutes polluées et les porter à un point de collecte agréé dans le programme PVC Next, lequel se chargera du traitement (tri puis revalorisation) moyennant finances.

Il est possible de limiter ces frais en utilisant des techniques de pose non collée, en particulier l’ensemble des produits de la gamme modul’up chez Forbo. Ces sols souples, dans leurs différentes modèles, et sous réserve que le chantier se déroule hors cadre amiante, produisent alors des chutes de pose et des déchets lors de la dépose totalement exempts de colle ou de trace de ragréage. Le recyclage (à 100%) et la valorisation sont donc facilités, ce qui limite leur coût de revient.

« Notre engagement pour l’économie circulaire est important » insiste Valérie Druart, responsable segment habitat chez Forbo. « Nous nous inscrivons d’ailleurs dans la feuille de route de la  FREC (Feuille de Route d’Economie Circulaire, NDLR) pour mieux produire et mieux gérer les déchets ».

La Frec, publiée au printemps 2018, doit donner naissance à diverses réglementations, attendues à partir de 2019. Pour ce qui concerne les déchets du bâtiment, sont envisagées par exemple la mise en place d’une taxe (REP), ou l’interdiction de mise en décharge des déchets recyclables.

Chez Forbo, cet engagement déborde d’ailleurs du seul cadre de la gestion des déchets et chutes :

  • Il porte aussi sur la réduction des ressources utilisées pour la production du produit et sa pose
  • Sur la résistance du produit grâce à des traitements de surface qui en prolongent la durée de vie et limitent donc le nombre de cycle de recyclage
  • L’utilisation d’énergies renouvelables lors de la production
  • La possibilité de poser en recouvrement d’anciens sols, y compris amiantés, ce qui limite là-encore la production de chute de dépose.

Autant de possibilités de réduire les volumes de déchets, la consommation de matière et les efforts de recyclage en fin de vie : l’essence même d’une économie circulaire qui va en s’améliorant ?