Les chantiers de rénovation d’établissements scolaires font de plus en plus souvent appel aux sols PVC venant recouvrir l’existant, y compris sur sols amiantés. A la clé, des gains de temps appréciables pour le client comme pour l’entreprise de pose. D’autant qu’à l’usage, la solution se montre très résistante.

Dans les lycées, les sols en voient de toutes les couleurs. Et pas seulement parce que les architectes intérieurs font preuve de créativité au moment de choisir les tons des revêtements de sol ou des murs. C’est aussi parce que les élèves ne sont pas toujours attentifs à leur environnement. D’où l’importance, au moment de choisir une solution de rénovation, d’examiner les performances techniques de revêtement choisi, en plus du coût de l’opération de pose.

Jean-Montoux, Directeur-Adjoint du CFA (centre de formation des apprentis) de Reims fait partie de ces maîtrises d’ouvrage qui ont choisi un sol PVC – ici Sarlon trafic modul’up – pour renouveler l’ambiance des salles de classe. « Elles étaient auparavant équipées de linos, ce qui posait rapidement des problèmes de dégradations ou de salissures. En effet, ces anciens revêtements se métallisaient, devenaient abrasifs à cause de certains produits amenés par les élèves sous leurs chaussures – par exemple de la chaux ou des particules métalliques ».

Les sols présentaient également des défauts d’étanchéité, surtout lorsque de trop grandes quantités d’eaux étaient répandues sur le sol lors des opérations de nettoyage. De ce fait, le cahier des charges du CFA était exigeant : « Nous souhaitions les remplacer par un produit à l’entretien facile, dont nous pourrions changer tout ou partie rapidement. Mais il fallait aussi qu’il puisse résister à de forts trafics, avec des chaussures de chantiers qui ne sont pas aussi légères que des baskets ! C’est avec ce cahier des charges en tête que nous avons fini par retenir le produit Forbo, dans des tons gris, beige moucheté ou beige uni».

Après un an d’utilisation, rien n’a bougé

La mise en place, sur environ 1000 m2 de salles de classe principalement, s’est effectuée avec des lés. « Un an après, il n’y a aucun problème à signaler. Il faut dire que la pose a été réalisée par des professionnels. Sur nos dalles brutes surfacées, ils ont utilisé leur système d’adhésif simple face (*), puis ont réalisé les soudures à froid. En pourtour de pièces, les plinthes sont remontantes, ce qui rend l’étanchéité encore plus performante. Comme elles sont collées au mur, et avec l’aide de barres de sols au niveau des portes, nous avons aussi pu vérifier que malgré l’absence de colle, le revêtement ne bougeait pas du tout ».

A quelques kilomètres de Reims, le Lycée Polyvalent Stéphane Hessel, à Epernay (Marne), accueille jusqu’à 2000 élèves, principalement en enseignement général et technologique. Jean-François Humbert, Chef des Travaux du Lycée, s’est intéressé à ce revêtement PVC à poser sans colle, car plusieurs salles de classe étaient à rénover, soit parce leur ancien sol arrivait en fin de vie, soit parce qu’il était en béton peint, aux couleurs défraichies.

« Forbo nous a présenté des coloris, en gris béton, qui se marient bien avec la décoration du lycée, d’inspiration résolument industriel ». L’argument esthétique n’est pas le seul. En tant que chef des travaux, Jean-François Humbert doit veiller à la fois à la sécurité des élèves, donc des salles de classes, et au confort de tous, professeurs comme élèves, pour un enseignement serein.

« Une salle en bon état donne envie de travailler. Et de ce point de vue, Sarlon trafic modul’up apporte notamment un confort acoustique inédit. Ses propriétés anti-glissance sont également appréciables. Ainsi que sa résistance au poinçonnement, car les élèves qui se balancent sur leurs chaises ne ménagent pas le sol. Nous les appelons élèves à bascule » précise-t-il en souriant.

Un sol posé sans colle, et simple à vivre, depuis la pose jusqu’à l’entretien

Bruno Coqueron, technicien d’encadrement au lycée, apprécie lui-aussi la résistance du produit, à toutes les formes « d’agressions ». « Déjà, au moment de la pose, non-collée, j’avais apprécié la simplicité des opérations. Sans ragréage, car l’épaisseur du produit permet de rattraper les imperfections du sol béton, il a suffit de simples jointures soudées, pour que tout tienne parfaitement en place, avec une surface parfaitement étanche ».

Une qualité d’importance au moment de l’entretien, qui s’opère soit à la mono-brosse, soit à l’auto-laveuse. « Ce revêtement PVC présente une bonne résistance à l’abrasion. Contrairement à certains produits de mauvaise qualité qui, j’en ai vu, se déchirent parfois très rapidement. Au bout d’un an, rien n’a bougé, et pourtant il y a parfois des traces de semelles qui demandent des interventions manuelles plus abrasives ».

Une acoustique nouvelle pour les salles de classe

Quand aux fameux élèves à bascule, malgré leurs efforts, ils n’ont pas réussi à déformer durablement le revêtement sous leurs chaises. De quoi les aider à se concentrer sur l’enseignement dispensé ? « En tous cas, souligne Bruno Coqueron, les collègues apprécient la nouvelle acoustique. Leurs voix portent mieux ». Et sans doute peuvent-ils parler moins fort pour se faire entendre ? Car chacun sait que des paroles prononcées doucement s’impriment plus durablement dans l’esprit de ceux qui les reçoivent…

(*) En pose 100 % libre, le choix d’un adhésif « technique » simple face, qui permet « d’ancrer » le revêtement au sol grâce à ses propriétés électrostatiques, sans qu’il soit nécessaire d’en mettre sur le pourtour de la pièce, fait gagner environ 75 % sur le collage. Et les gains en adhésif sont de l’ordre de 80%.