La société Sopar réalise actuellement une rénovation partielle (15 chambres et une circulation) dans un Ehpad pour le compte de DomusVi. Les techniques de pose non collée utilisées ici ont été rapidement maîtrisées par les soliers de l’entreprise, constate son directeur Claude Fidélibus.

Côté-Sols : Sopar est une entreprise spécialisée en aménagements intérieurs. Quand a-t-elle été créée ?

Claude Fidélibus, Directeur et Associé de Sopar : L’entreprise est née en 1976, en région parisienne. Notre siège se trouve désormais à Colombes dans les Hauts de Seine (92). Son fondateur l’a cédée en 1995 au groupe Bangui, spécialiste très connu de tous les travaux de second œuvre.

Aujourd’hui Sopar compte une quinzaine de salariés mais, en comptant l’ensemble des artisans que nous faisons travailler, c’est une quarantaine de personnes au total qui interviennent sur des chantiers de revêtements, de peinture ou encore de ravalement.

Côté-Sols : Vous réalisez actuellement un chantier de rénovation dans un EHPAD d’Asnières, pour le compte du Groupe DomusVi. Quelles en sont les caractéristiques ?

Claude Fidélibus : Nous participons à une rénovation partielle, qui porte sur une quinzaine de chambres ainsi qu’une circulation, pour un total au sol d’environ 500 M2. Sopar a l’habitude d’intervenir dans les EHPAD où, comme vous le savez, les contraintes sont fortes afin de limiter au maximum les nuisances pour les occupants des lieux. Il nous arrive même de travailler de nuit.

Ici, les chambres sont réalisées par roulement de trois à la fois. Dans chaque pièce, il faut d’abord décoller le PVC acoustique en place, effectuer un grattage, un ragréage partiel puis une pose de primaire. Ensuite, nous installons le nouveau revêtement de sol, en l’occurrence du Sarlon trafic modul’up, qui présente notamment de très bonnes qualités acoustiques (19 dB, NDLR)

Côte-Sols : Autre originalité de ce chantier, vous travailler ici en pose non collée. C’est une nouveauté pour vous et vos soliers ?

Claude Fidélibus : Ce n’est pas notre première intervention de ce type, même si elles sont encore rares dans les EHPAD. La transition se fait assez facilement pour des professionnels, car les fondamentaux que sont la pose bord à bord, avec une bande de jonction (ici en simple face et non pas double face comme en semi-libre, NDLR), puis un joint soudé, ne changent pas.

Côté-Sols : Les fabricants de revêtements mettent en avant la rapidité des chantiers et donc des temps réduits pour l’immobilisation des locaux ?

Claude Fidélibus : C’est tout à fait exact. Ce n’est pas le cas pour la première rénovation bien entendu, puisqu’il faut procéder à toutes les étapes que j’ai décrites précédemment avec l’ancien revêtement. Mais du moins, il n’y a ni allongement des délais, ni renchérissement des coûts.

C’est par la suite que l’exploitant des locaux va enregistrer les bénéfices les plus importants, puisqu’à chaque changement de revêtement, il va économiser sur les phases de décollage, de grattage, de ragréage et de primaire.

Côté-Sols : Qu’est-ce que la pose non collée change pour une entreprise comme la vôtre ?

Claude Fidélibus : Cette tendance s’inscrit naturellement dans une tendance générale à l’optimisation des coûts des chantiers, du côté des maîtrises d’ouvrages. Pour Sopar, il est important de savoir répondre à cette nouvelle demande. Cela se traduira par des chantiers plus courts mais, espérons-le, plus nombreux également si les donneurs d’ordres considèrent que les économies réalisées leur permettent d’envisager plus souvent de changer les revêtements de sols de leurs résidences.