Pose et entretien : le textile floqué, bien mieux que la moquette

Une présentation et un confort d’utilisation comparables ; Mais des performances techniques supérieures (hygiène, allergie, imperméabilité, durabilité) ; Enfin une pose – notamment plombante – et surtout un entretien facilités. Décidément, il ne faut pas confondre le textile floqué et la moquette !

La moquette a connu son heure de gloire, dans nos logements comme dans nos bureaux. Elle reflue aujourd’hui dans les choix des maîtrises d’ouvrage, en particulier à cause de ses performances limitées sur le plan de l’entretien et de la durabilité, tandis que le débat continue pour savoir si elle favorise le développement d’allergies, notamment aux acariens.

Le carrelage ou le parquet représentent bien sûr des alternatives mais ils ne valent pas un textile sur le plan de l’acoustique. Et les revêtements de sols souples et résilients, de par leur facilité d’entretien et de pose (y compris non collée) prennent également des parts de marché à la moquette.

D’autant que parmi ces sols souples, le textile floqué, disponible en France uniquement chez Forbo (gamme Flotex) présente également l’avantage d’offrir une texture et donc un confort tout à fait comparable à ceux proposés par la moquette justement. Au point que la confusion est parfois possible dans l’esprit des utilisateurs. Et pourtant, définitivement non, le textile floqué n’est pas une moquette ! Voici pourquoi en quatre points

Deux constructions bien différentes

La moquette est généralement composée de 4 couches :  en premier dossier, une sous-couche, parfois acoustique, au milieu, un dossier de fixation du textile  en bitume et enfin, en surface, la couche textile proprement dite (en laine, en fibre synthétique comme le nylon ou le polyamide et enfin en polyester) fixée dans le dossier avec une couche de latex, implantée de deux façons différentes (tissée ou tuftée).

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De son côté, un sol floqué Flotex est composé de 5 couches. Un premier dossier composé d’une sous-couche résiliente et imperméable en PVC,  surmonté d’une armature en fibre de verre (pour le maintien et la résistance du produit). Puis une couche PVC renforce la résilience et l’étanchéité, sous le dossier d’implantation  par flocage électrostatique des fibres en PVC. La structure dense de ces fibres (environ 80 millions de fibres au m2) donne à la couche  supérieure dite couche d’usage du textile floqué son aspect de velours ras, dense et fin.

Des performances à la hausse pour le textile floqué

Cette construction différente des deux produits débouche sur des performances également différenciées. En particulier, le textile floqué l’emporte aisément sur le plan de la durabilité et de l’imperméabilité, grâce à la densité des fibres et au premier dossier en PVC. La moquette garde un petit avantage sur le plan des propriétés acoustiques et du confort à la marche.

Pose et réparations plus aisées

Flotex crée aussi des différences lors des opérations de pose – voire de réparation. Le textile floqué répond aux exigences de la pose non-collée, en version plombante amovible, grâce aux formats dalle et lame. La pose s’effectue par l’utilisation d’un poissant pour maintenir la dalle ou la lame en place sans que celle-ci ne soit collée en plein sur le support. Cette technique est intéressante à triple titre. D’abord elle accélère la mise en place du revêtement de sol en éliminant des temps de séchage. Ensuite, elle permet un accès facilité au support pour des opérations de maintenance – par exemple, pour accéder aux planchers techniques dans les bureaux. Enfin, lorsque des réparations sont nécessaires, il est plus facile de changer une partie du revêtement, voire d’intervenir avec une petite rustine sur une dalle ou une lame qui pourrait être endommagée.

Il faut noter que certaines moquettes – tuftées ou tissées – existent aujourd’hui en dalles et en lames et sont donc également éligibles à la pose plombante. Ce n’est en revanche pas le cas des moquettes en rouleau ou des textiles aiguilletés, une autre famille de produits textiles, dont les lés doivent être systématiquement collés.

L’entretien, le point fort des textiles floqués face à la moquette

C’est surtout quand on aborde l’entretien que le textile floqué prend l’avantage, en termes de rapidité, de facilité et finalement de qualité de vie des occupants. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le TCO du revêtement de sol, quand on sait le poids relatif de l’entretien dans ce calcul.

En effet, le sol floqué Flotex est d’abord moins sensible que la moquette aux tâches grâce à la densité des fibres implantées en surface, qui ralentit notamment la pénétration des liquides et des taches dans le cœur du produit. Pour une tache ou un peu de liquide renversé  un traitement rapide et complet est possible avec un minimum d’équipements : une raclette, une brosse, du papier absorbant et de l’eau !
Des équipements facilement accessibles et qui permettent de faire disparaître immédiatement une tache de café après une collision à la machine à café !

Si la tache ou le liquide sont plus profondément incrustés –soit à cause d’un volume renversé plus important, soit parce que le temps de réaction n’a pas été assez rapide -, il faut alors effectuer un nettoyage mécanique plus intense avec … de l’eau et un minimum de produits d’entretien ! Car grâce à sa couche d’imperméabilisation, le textile floqué supporte facilement des opérations d’injection puis d’extraction de liquide, celui-ci ne pouvant franchir la barrière de la sous-couche dédiée et aller « contaminer » le support ou créer une zone de stagnation du liquide.

En outre, une aspiration quotidienne permet de retirer les salissures et les poussières piégées en surface des fibres en polyamide grâce à la structure très dense des sols Flotex®.

D’ailleurs, et comme l’explique Philippe Beaucourt, chez le fabricant de rotocleaners Numatic cette facilité dans l’entretien d’un Flotex et l’utilisation d’un minimum de produits d’entretien permet aux gestionnaires d’envisager des fréquences de nettoyage plus élevées, en réalisant des nettoyages « éclairs ». Ce qui crée au passage un cercle vertueux puisque ces entretiens « éclairs » plus réguliers, en particulier dans des ERP – contribuent à renforcer le sentiment d’une hygiène améliorée dans les locaux et donc à valider le sentiment que décidément, le textile floqué n’est pas une moquette !