Choisir un revêtement de sol souple, surtout installé en pose non collée, c’est se donner la possibilité d’en changer facilement, et souvent. Mais sa résistance au temps – longévité – et à ses conditions d’utilisation – durabilité -, intéressent aussi les maîtrises d’oeuvre, soucieuses d’une bonne gestion de ce poste budgétaire. Bonne nouvelle, elle ne cesse de progresser, comme en témoigne l’allongement des garanties proposées par les fabricants.

Poser un revêtement de sol, c’est choisir pour plusieurs années de donner une certaine ambiance à la pièce équipée. Celle-ci va dépendre des couleurs, du design et des motifs du produit, ainsi que des matériaux qui le composent. Une autre variable à prendre en compte est la longévité du revêtement. Pendant combien de temps l’équipement de la pièce va-t-il et doit-il donner satisfaction ?

Un des avantages majeurs des sols souples provient des facilités offertes pour les changer, surtout en cas de pose non collée. La dépose du revêtement ancien, dans sa totalité ou en partie, avant la mise en place d’un nouveau produit, proposant d’autres caractéristiques esthétiques, s’effectue alors rapidement, parfois même sans devoir vider la pièce, avec un nettoyage du support (cure) réduit.

Classement UPEC, une mesure de la durabilité

Mais si le revêtement doit rester en place longtemps, par exemple dans l’habitat social ou dans le secteur hospitalier, et notamment pour des raisons économiques, sa longévité ou durabilité – en quelque sorte son espérance de vie – devient primordiale. Elle va dépendre de nombreux facteurs, en particulier :

  • Présence et qualité de la couche d’usure – la couche de surface – qui est au contact direct des saletés, de l’humidité, des bactéries éventuelles, et qui va subir les poinçonnements, les traitements d’entretien et bien sûr, le trafic
  • Destination du local, qui va jouer sur le trafic attendu, le type de taches à nettoyer, les éventuelles charges lourdes circulant, etc
  • Qualité des traitements de surface appliqués en usine
  • Type de pose, collée ou pas, avec présence de joints ou pas, et respect des bonnes pratiques de mise en oeuvre
  • Nature et quantité de produits d’entretien utilisés, ainsi que du respect des procédures qualité par les équipes de nettoyage
  • Respect des procédures de maintenance, préventive et curative.

Le classement UPEC, qui caractérise à la fois les exigences vis à vis du revêtement à poser dans un local, en fonction de sa destination d’usage, et les performances des matériaux candidats, propose une mesure objective de la durabilité. Elle s’effectue au travers de quatre critères d’évaluation : U pour usure à la marche (classée de 2 à 4), P pour résistance au poinçonnement (de 2 à 4s), E pour le comportement à l’eau et à l’humidité (de 1 à 3) et enfin C pour la tenue aux agents chimiques (de 0 à 3). Plus l’indice est élevé, meilleure est la performance pour le critère analysé. Sa mesure s’effectue selon divers tests normalisés NF et méthodes.

Des garanties qui s’allongent, jusqu’à 15 ans !

Il existe une autre manière d’appréhender cette longévité des revêtements de sols, à travers les garanties proposées par leurs fabricants. Et il y a du progrès. Déjà, de nombreux produits offraient des garanties de 5 ans, prolongeables par des extensions pour les porter au total à 10 ans.

Mais certains fabricants comme Forbo vont aujourd’hui plus loin, et étendent leur garantie de base à 7 ans pour ses sols PVC, textiles aiguilletés, et ses tapis de sol. Du coup, par le jeu des extensions, la maîtrise d’œuvre peut tabler jusqu’à 12 ans contractuellement. Et certains produits comme les tapis de propreté Nuway Tuftiguard, vont même jusqu’à 15 ans. Pour bénéficier à plein de ces garanties, certaines conditions de pose, d’entretien, d’usage et de mise en place de protections (tapis de sol) sont à respecter. Mais retenons que désormais, il y a de plus en plus de probabilité que vous ayez envie de changer de revêtement de sol avant qu’il ne soit usé.