Un hôtel d’agglomération visible et reconnu de tous à l’extérieur. Mais aussi attrayant pour les agents qui y travaillent, et respectueux de l’environnement tant lors de la construction qu’en fonctionnement. Porté par ces exigences, l’architecte concepteur Patrick Berger, n’a pas hésité à revêtir les deux tiers des sols avec du Linoleum. Un choix tout « naturel ».

Que ce soit pour accueillir les agents administratifs et les élus, ou pour s’ouvrir le plus largement possible au public, un hôtel d’agglomération présente des exigences architecturales forcément ambitieuses. Ce n’est pas le concepteur architecte de celui de Rennes Métropole, Patrick Berger, qui dira le contraire, lui qui compare ce bâtiment de 19000 m2 (avec 4500 m2 d’emprise au sol), à « un arbre, symbole du premier abri sous lequel les hommes se réunissaient pour décider de leur avenir commun ».

Démarche HQE®

L’emplacement d’une telle réalisation – véritable trait d’union entre la cité historique et la nouvelle ville – le place également sous les feux de la rampe. Aussi, comme de nombreuses réalisations de collectivités ces dernières années, un soin tout particulier a été apporté à la limitation des nuisances liées au chantier. Enfin, l’exemple devant venir du secteur public, de fortes exigences se sont exprimées concernant le respect de l’environnement (démarche HQE ® pour Haute Qualité Environnementale) et le recours aux ressources locales.

Pour les revêtements de sol, l’utilisation très importante – pour 12 000 m2 – du Linoleum, dans ce contexte d’éco responsabilité, ne surprend pas. En tous cas, pas ceux qui connaissent bien la composition du produit – de la toile de jute enduite d’un mélange d’origine végétale (comme 97% du matériau) comprenant notamment de l’huile de lin, de la colophane (résine de pins), de la farine de bois des pigments naturels et des charges minérales.

Durabilité, hygiène au rendez-vous

Le respect de l’environnement, c’est aussi s’assurer de la durabilité des solutions mises en place. Pas de problème avec le lino, notamment avec la gamme Marmoleum de Forbo retenue pour ce projet, qui bénéficie en usine d’un traitement de surface renforçant sa résistance aux tâches, sa résistance à l’usure sans qu’il soit besoin de le traiter spécifiquement avec un vernis de métallisation, et sa facilité d’entretien (au détergent neutre classique, comme pour un sol PVC). Ceci explique d’ailleurs que ces gammes de produits bénéficient désormais de garantie rallongées à 10 ans chez les fabricants. Autre avantage du linoleum, ses qualités anti-bactériennes, obtenues à vie grâce à l’intégration, dans la masse du matériau, de résines de pin. Enfin, en fin de vie, le linoleum est recyclable et 100% valorisable.

Une pose qui se joue des difficultés

Un des avantages du linoleum et des sols souples en général, réside dans leur facilité de pose, qui augmente la productivité des poseurs, encore renforcée par la variété des dimensions disponibles. Un gain appréciable pour de telles surfaces à installer. A Rennes, c’est le groupe Lucas qui s’en est chargé, non sans devoir affronter quelques difficultés spécifiques

  • Présence d’un plancher chauffant impactant le point de rosée, ce qui modifie l’adhérence du lino sur le sol. Problème résolu avec un tampon de ragréage (Cegecol) et une colle (Forbo Helmitin)
  • Pose sur des caniveaux métalliques permettant le passage de gaines techniques.