Le coût du désamiantage des logements HLM pose aux bailleurs sociaux une équation délicate, compte tenu de leurs contraintes budgétaires actuelles. Heureusement, les techniques de recouvrement et des sols PVC produits spécifiquement pour les chantiers en sous-section 4, viennent éclaircir le paysage.

Connu depuis l’Antiquité, l’amiante est totalement interdit en France depuis 1997. Avant cela, l’amiante a été régulièrement utilisé pour ses propriétés de résistance à la chaleur, d’isolation thermique et phonique liées à de bonnes performances mécaniques. De ce fait, il a été utilisé dans les bâtiments pour ses propriétés ignifuges, isolantes, sa flexibilité, sa résistance à la tension et parfois pour sa résistance aux produits chimiques. En particulier utilisé au sol, celui-ci est susceptible de contenir de l’amiante dans le cas des DVA et des colles bitumineuses renforcées.

Il existe encore de nombreux bâtiments (2 sur 3) qui en recèlent. Or, rappelle l’INRS, « toute intervention sur ces matériaux peut émettre des particules et poussières dangereuses ». Les risques d’exposition surviennent lors de la libération de fibres d’amiante, en cas d’interventions mettant en cause l’intégrité de ces matériaux et produits.

En novembre 2013, l’AFP rappelait que sept logements HLM sur dix contiennent de l’amiante. Le coût estimé du désamiantage s’élèverait ainsi à 21 milliards d’euros.

En effet, ces travaux doivent faire l’objet d’analyse de mesures par des laboratoires agréés, ce qui augmente les délais et impose des organisations complexes. La découverte d’amiante peut entraîner l’abandon d’une opération de travaux sur quatre, en raison des surcoûts induits et de la nécessité de reloger les habitants temporairement, selon une étude de l’Union sociale pour l’habitat, menée de décembre 2012 à février 2013.

Techniquement plusieurs approches sont cependant possibles : En sous-section 3, on procèdera au confinement (encapsulage, par exemple à l’aide d’une chape béton) ou au retrait de l’amiante. En sous-section 4, on pourra recouvrir le revêtement de sol incriminé, avec toutefois des protocoles sécurisés pour les ouvriers, qui devront avoir suivi une formation. Pour les revêtements de sol, il pourra s’agir de la pose de dalles plombantes maintenues par poissant à faible adhérence, ou de revêtements en lés, flottants ou maintenus par un adhésif simple face.

Les entreprises comme les maîtrises d’ouvrage peuvent choisir le simple recouvrement moins lourd à gérer au plein sens du terme, ce qui entrainera le classement en Sous-Section 4 – donc des contraintes de formation moins lourdes par exemple. Le niveau d’empoussièrement mesuré déterminera ensuite les mesures de protection collective et individuelle. En particulier, la pose libre éventuellement maintenue par un poissant amovible ou une bande adhésive simple face avec anti-glisse sur le support DVA permettant de soulever le revêtement de sol sans effort et sans contrainte pour l’ancien revêtement de sol.

Forbo a décidé, en 2013, de lancer la gamme Sarlon Habitat Modul’up, particulièrement adaptée aux chantiers en sous-section 4. Le chantier peut être lancé plus rapidement, dans le respect de la réglementation, mais en optimisant les coûts, les délais, et la complexité dans les modes opératoires. En particulier, dans l’habitat social, le choix du recouvrement permet de limiter le temps d’intervention chez les locataires et donc, la durée de leur éventuel déplacement dans un autre logement.

L’amiante dans les HLM, une grosse inquiétude à désamorcer par le recouvrement des sols ?