Depuis les processus de fabrication, jusqu’à la revalorisation des déchets issus des chantiers de construction ou de rénovation, en passant par leur transport, toutes les étapes du cycle de vie des sols souples (Linoleum, PVC, etc) sont passées au « vert ». Pour le plus grand bien de la planète et de ses habitants.

Dix ans d’efforts de l’industrie du PVC

Cela fait plus d’une décennie que l’ensemble des professionnels des sols PVC, réunis en France sous l’égide du SFEC (syndicat français des enducteurs calendreurs), s’est lancé un ambitieux de recyclage et de valorisation de l’ensemble des déchets de la filière, issus des opérations de pose et dépose. Le plan « Vinyl 2010 », avait en effet pour objectif de recycler 50% des déchets disponibles et collectables. Il a été largement atteint, grâce aux dispositifs suivants :

  • A la source, pendant le processus de fabrication, la quantité de déchets a été réduite de 20% (source Forbo)
  • Les déchets de production restants sont désormais recyclés pour les deux tiers d’entre eux
  • Le SFEC mène des opérations de sensibilisation auprès des entreprises qui posent ou déposent des sols PVC, et apporte une aide financière pour les bennes nécessaires au stockage des déchets sur les chantiers
  • Le transport vers les unités de recyclage – lorsque la masse des déchets est supérieur à 20 tonnes – et le recyclage sont gratuites pour les entreprises

Vinyl_2010

Le recyclage des sols PVC s’inscrit dans un effort global d’éco-conception, c’est-à-dire d’une approche de l’ensemble des étapes de leur cycle de vie, qui se montre respectueuse de l’environnement. Chez un fabricant comme Forbo, cette démarche est formalisée notamment par les certifications Iso 9001 (système de management de la qualité) et Iso 14001 (Système de management de l’environnement) pour les sites de fabrication des sols PVC, textiles et Linoleum. Elle implique en particulier la formation de tous les collaborateurs aux concepts du développement durable et le respect d’une charte d’entreprise.

Sur le plan de la fabrication, des progrès majeurs ont été enregistrés au cours des dernières années :

  • L’ensemble des sites de fabrication utilisent 100% d’énergie verte
  • L’ensemble des sols PVC et du Linoleum produit sur le site de Reims sont totalement exempts de formaldéhyde, de CMR (substances chimiques cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) catégories 1A et 1B, de métaux lourds et de DEHP, connu sous le nom de Phtalate, (conformément au règlement européen Reach).
  • La mise en place d’une technologie d’héliogravure pour l’impression sur les sols PVC, a permis de réduire de 75% la consommation d’encres. Ces encres sont désormais toutes à l’eau.
  • Il ne faut plus que 8,5 litres d’eau pour produire 1 m2 de revêtement contre 18, il y a quelques années (gain de 55%)
  • Les effluents liquides et gazeux des lignes de production sont mieux contrôlés. En particulier, les fumées sont traitées par oxydation thermique, ce qui a permis de réduire l’émission de COV (Composés Organiques Volatiles) de 90% !. Une station d’épuration des eaux dans l’usine même, traite les eaux issues des lignes d’impression et de latexage à raison de 12 000 M3 par an, soit la consommation moyenne de 150 ménages français.

Après Vinyl 2010, VinylPlus !

Forte de ces premiers succès, l’industrie du PVC s’est engagée, cette fois au niveau européen, dans une nouvelle démarche baptisée « Vinyl2012 ». Elle relève cinq défis, identifiés comme prioritaires en référence aux conditions systémiques de la société humaine établies par l’ONG The Natural Step.

  • Renforcement de l’économie circulaire autour du PVC, donc de la proportion de PVC recyclable et recyclé. En 2012, 362 076 tonnes de PVC ont effectivement été recyclées mais il existe encore des déchets difficiles à traiter (au moins 100 000 tonnes par an)
  • Limitation des émissions organochlorées
  • Utilisation responsable des additifs, et recherche d’additifs plus respectueux de l’environnement. La consommation de stabilisants au plomb en particulier a reculé, ces cinq dernières années, de plus de 75% (moins 76 364 tonnes par an).
  • Efficacité énergétique de l’ensemble et protection du climat, par la réduction de la consommation d’énergie et de matières premières, et la priorité donnée à l’utilisation d’énergies et de sources de matières premières renouvelables.
  • Promotion du développement durable, dans la filière, et auprès des utilisateurs