Le coefficient LRV mesure la capacité d’un matériau à renvoyer la lumière. Les sols souples, grâce aux efforts des fabricants, obtiennent de bons résultats, ce qui se traduit dans les immeubles de bureaux qui les installent, par des économies d’énergie.

Nous allons en entendre parler de plus souvent, et pour commencer dans les immeubles de bureaux qui sortent de terre aujourd’hui. Le LRV (pour l’anglais Light Reflectance Value) correspond au coefficient de réflexion lumineuse. Il permet de mesurer, sur tout type de matériau, la capacité de celui-ci à renvoyer la lumière naturelle extérieure. Plus ce coefficient est élevé, meilleures sont les performances avec une conséquence très positive sur la consommation d’énergie, puisque l’allumage de l’éclairage artificiel est retardé.

Avec l’émergence des normes de construction environnementales, HQE en tête, ces coefficients LRV deviennent des critères de choix importants dans l’immobilier de bureau. Il est désormais classique de voir des maîtrises d’ouvrage ou des architectes demander aux fabricants, par exemple ceux des sols mais aussi ceux des plafonds ou des murs, la communication des performances de leurs produits.

Car la nature et la couleur des surfaces intérieures influencent directement l’éclairage naturel dû aux réflexions intérieures. Ainsi une bonne distribution de la lumière nécessitera l’utilisation de parois de couleurs plutôt claires. Avec des couleurs plus claires, la lumière sera bien mieux réfléchie et la lumière arrivera plus facilement au fond de la pièce. Il faut toutefois se méfier des risques d’éblouissement. En particulier, les coefficients de réflexion des murs et du sol à proximité de l’ouverture ont une grande influence.

Des normes à satisfaire pour le confort des occupants

Les choix des constructeurs de bureaux sont aujourd’hui guidés par les normes HQE (Haute Qualité Environnementale) en France, et leurs équivalents BREEAM (britannique, pour BRE Environmental Assessment Method) ou LEED (Nord-Américain, pour Leadership in Energy and Environmental Design).

En matière de norme HQE en particulier, le coefficient LRV sera impliqué dans l’atteinte de deux cibles : La 10 (confort visuel, influence positive) et la 2 (entretien, influence négative car des sols clairs entrainent des nettoyages plus intensifs). A noter que le LRV participe dans la norme BREEM aux catégories « Santé et bien-être » mais aussi « eau » (consommation). La même logique prévaut dans la norme LEED.

L’ensemble de ces exigences interpellent naturellement les fabricants de sols souples. Chez Forbo par exemple, une gamme de dalles textiles comme Tessera présente des LRV intéressants, allant jusqu’à 22,56% (Tessera Basis : Yellow réf. 366), ce qui lui a notamment valu la certification Breem. Des performances à prendre d’autant plus en compte, que le choix d’un coloris clair permet de diviser jusque par trois la consommation liée à l’éclairage par rapport à un coloris foncé.