Pour répondre aux exigences du décret du 5 janvier 2012, les fabricants français de sols PVC diminuent fortement les émissions de COV de leurs produits. Une réponse claire pour une exigence de santé publique, qui profitera en tout premier lieu aux jeunes enfants, dans les crèches et les écoles.

La qualité de l’air ambiant préoccupe toujours plus les autorités sanitaires, en particulier parce que l’amélioration continue des techniques d’isolation pour les bâtiments, rendent leurs atmosphères intérieures de plus en plus confinées. Avec des conséquences non négligeables sur la santé de leurs occupants, puisque l’on considère que nous vivons 80% de notre temps, enfermés dans des locaux. On estime en particulier que 30% des personnes nées après 1980 dans les pays industrialisés, sont cliniquement allergiques. Ce qui se traduit, en France, par l’existence de plus de quatre millions d’asthmatiques, parmi lesquels un quart d’enfants et d’adolescents. Plus grave encore, certaines substances comme le benzène ou le formaldéhyde, rejetées dans l’air ambiant, peuvent être responsables de certains cancers.

Un double enjeu, sanitaire et économique

L’enjeu sanitaire se double d’un enjeu économique à cause des traitements médicaux associés à ces différentes maladies – par exemple, entre 2000 et 2007, les demandes de remboursement de traitements anti-asthmatiques ont augmenté en France de 60%. Dans la continuité du Grenelle de l’Environnement, le décret 2012-14 du 5 janvier 2012 fixe donc des règles et des échéances concernant la présence de COV (composés organiques volatils) dans les établissements recevant du public (ERP) et en particulier les enfants de moins de 6 ans (écoles, crèches, etc), lesquels seront prioritaires (classe 1) au niveau de la mise en conformité.

Il existe plusieurs COV, parmi lesquels le méthane, le benzène ou le formaldéhyde, qui font l’objet de contrôles spécifiques. Les rejets de COV dans l’atmosphère contribuent à plusieurs phénomènes globaux alarmants, comme l’effet de serre, ou la formation d’ozone en basse-couche atmosphérique, qui provoque des gênes respiratoires chez l’homme – et incite par exemple les responsables des transports à limiter la vitesse des véhicules.

Aération et mesures de COV

Le décret 2012-14 prévoit d’une part un renforcement des vérifications des systèmes d’aération et de ventilation des locaux de type ERP, afin de contrebalancer l’effet de confinement (parfois appelé « thermos ») pour l’air ambiant à cause d’une bonne isolation.

D’autre part, il institue le principe de campagnes de mesure de la présence de COV dans les locaux, en fixant une date butoir pour la réalisation des premières campagnes, des seuils d’alerte et des fréquences. Pour les ERP de classe 1, la date de mise en conformité a été fixée au 1er janvier 2015 (1er janvier 2023 pour les ERP de classe 7).

Comme tous les acteurs industriels européens, les fabricants de revêtements de sols PVC se sont mis en conformité avec les normes du continent, qui définissent, pour les plus exigeantes, un seuil de 1000 µg/m3 à ne pas dépasser. La plupart des produits aujourd’hui présentent donc des TVOC (T pour total) à 28 jours, inférieurs à 250 µg/m3. Leur performance est due en particulier à l’absence d’émission de formaldéhyde. De plus, leurs couches de protection facilitent l’entretien des sols PVC, en limitant l’usage des détergents, sources de dégagements de COV. Parmi les produits les plus performants, Sarlon Trafic chez Forbo atteint même des émissions COV inférieures à 20 µg/m3, ce qui le rend particulièrement bien adapté pour des projets en milieu scolaire.