La pose de parquet ou de carrelage dans un appartement précédemment équipé de moquettes peut créer de graves nuisances sonores pour les résidents à l’étage inférieur. La preuve avec cette condamnation d’un propriétaire dans un immeuble parisien. Lequel aurait peut-être dû examiner avec attention les offres d’imitant parquet des fabricants de sols souples ?

Remplacer une moquette usée – et passée de mode – par un parquet ? Quoi de plus normal aujourd’hui ? Sauf lorsqu’on réside en appartement, de surcroît dans un immeuble ancien à l’acoustique imparfaite, et que le règlement de copropriété stipule qu’aucune atteinte à la quiétude sonore des autres habitants n’est acceptée.

C’est la mésaventure qui vient d’arriver à un propriétaire parisien et à son locataire, lesquels ont été condamnés à indemniser leur voisin du dessous. Le site spécialisé bruit.fr s’est empressé de relayer l’information.

Insonorisation altérée par la pose d’un parquet

Les huissiers convoqués par le plaignant, qui réside sous l’appartement ayant fait l’objet de travaux, ont d’abord enregistré « des bruits trop élevés, imputables à de la musique et des déplacements peu discrets du locataire ». Après avoir tenté d’obtenir une solution amiable, le plaignant a ensuite saisi le juge des référés lequel a ordonné une mesure d’expertise.

Les mesures de ce professionnel assermenté ont non seulement confirmé les nuisances et leurs origines physiques, mais il a précisé que l’insonorisation entre les deux appartements avait été mise à mal par le remplacement de la moquette initiale par du parquet flottant.

8000 euros d’amende !

Il aura fallu trois ans entre ces relevés et le jugement de novembre dernier. Car le propriétaire s’estimant lésé, réclame au propriétaire et au locataire du dessus une indemnité pour la gêne occasionnée… En sus de la remise en état du sol de l’appartement de l’étage supérieur, qui a été changé en violation du règlement de copropriété qui demande explicitement aux résidents de «maintenir les revêtements isolants en état d’assurer l’insonorisation des appartements».

Le jugement a donné raison à l’habitant du dessous, et condamné ses voisins du dessus à payer 8000 euros pour trouble de jouissance, 4000 euros de frais d’avocat, ainsi que les frais de l’expertise judiciaire.

De quoi y réfléchir à deux fois avant d’entamer des travaux de rénovation cet été dans votre appartement en centre ville ? Certainement mais heureusement, des alternatives existent avec les imitants proposés par les fabricants de sols souples. En pose collée ou mieux, non collée et clipsable (au format LVT notamment, ils proposent des gammes désormais très variées pour retrouver chez vous l’ambiance d’un parquet en chêne, en pin, etc.

Le Moquette Show, c’est bien fini !

Certains vont même jusqu’à intégrer une couche acoustique directement sous leurs LVT clipsables, pour une meilleure absorption des bruits d’impacts. Si on ajoute à ces arguments des prix à l’achat inférieur de moitié à leur équivalent parquet, une pose facile y compris en milieu occupé, et un entretien beaucoup plus aisé grâce à des traitements de surface intégrés en usine, rien ne nous empêche plus vraiment de changer la vieille moquette défraichie… tout en respectant le bonheur de notre voisin du dessous… et le règlement de copropriété.