Les qualités techniques des revêtements de sols sont encadrées et mesurées par des normes, et validées pour l’ensemble des acteurs de la construction dans les ERP. Le CSTB en fait la promotion pédagogique dans une brochure.

Le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) ne ménage pas sa peine pour expliquer d’une part, défendre d’autre part, les normes françaises en vigueur pour les revêtements de sols souples dans les établissements recevant du public (ERP). La preuve avec cette brochure titrée, sobrement mais explicitement : « Les marques NF UPEC et NF UPEC.A+ certifient la qualité des revêtements de sol PVC (…) ».

Voilà un véritable plaidoyer pour « prescrire en toute confiance et s’assurer de la qualité, de la durabilité et des aptitudes à l’usage » de ces revêtements. Il s’adresse aussi bien aux maîtrises d’ouvrage, qu’aux architectes et aux bureaux d’étude, sans oublier les entreprises de pose.

La clé de voute de cette confiance, c’est bien sûr la norme, en l’occurrence les marques NF UPEC et NF UPEC.A+. Et de rappeler qu’un revêtement de sol PVC certifié NF UPEC est conforme aux spécifications des normes européennes (NF EN 649 à NF EN 655), et aux exigences complémentaires des règles de certification concernées (référentiel NF 189). Cette certification repose également sur des audits annuels des sites de production, des réseaux de distribution, et sur le respect du marquage du produit et de sa documentation.

Lorsqu’il est certifié NF UPEC.A+, un revêtement PVC acoustique répond de plus aux exigences de la valeur certifiée de l’amélioration de l’isolation aux bruits de choc et du niveau de sonorité à la marche. Sont concernés les produits dont la sonorité à la marche est inférieure à 65dB et l’efficacité acoustique supérieure ou égale à 15dB.

Pour l’ensemble des revêtements, le classement NF UPEC.A+ apporte une présomption de durabilité en fonction de l’usage du local. Il caractérise à la fois les exigences relatives à un ouvrage de revêtement de sol et les performances requises des matériaux qui en permettent la réalisation. Les différentes lettres correspondent aux informations suivantes :

U : Usure à la marche
P : Poinçonnement statique et dynamique
E : Comportement à l’eau et à l’humidité
C : Tenue aux agents chimiques et tachants, aux produits d’entretien et alimentaires
A+ : Niveau de sonorité à la marche et efficacité acoustique contre les bruits de choc.

Chaque lettre est assortie d’un indice qui indique le niveau de performance du revêtement, pouvant être associé à un classement des locaux. Un revêtement est donc apte à l’emploi dans un ERP lorsque son niveau de performance, associé à chaque lettre, est au moins égal à celui des locaux. Plus l’indice est élevé, plus l’exigence est forte. Le CSTB donne d’ailleurs quelques exemples de classement par locaux, dans l’univers scolaire par exemple :

Bibliothèque (salle de lecture) : U3 P2 E1 C0
Ecole maternelle (salle de classe n’ouvrant pas sur l’extérieur) : U3 P3 E2 C0
Ecole Primaire ou collège (infirmerie) : U3 P2 E2 C2

La liste n’est évidemment pas exhaustive et on se reportera utilement au site du CSTB pour disposer de la liste complète, à la rubrique « évaluations, certification des produits et services », puis en activant la fonction « recherche d’un produit ».

Le CSTB rappelle d’ailleurs que seuls les certificats qu’il délivre, et qui comprennent le classement UPEC ainsi que la valeur certifiée de l’amélioration de l’isolation aux bruits de choc et du niveau de sonorité à la marche, attestent de la réalité des performances. Ce qui se traduit aussi par un marquage NF correspondant sur les emballages du produit. Ils sont donc un gage de confiance, une garantie pour les prescripteurs, les installateurs et le maître d’ouvrage.