Construire durablement, tout en permettant des évolutions dans la destination, la taille et bien sûr l’esthétique des locaux mis à la disposition du public. Le secteur scolaire fourmille d’exemples de ces nouvelles exigences. Et les revêtements de sol souples, de par leur durabilité, leur profondeur de gamme mais aussi leur facilité de pose et de dépose, répondent parfaitement à la demande.

Parmi les mesures phares de ces dernières années dans le monde scolaire, la décision de dédoubler certaines classes de primaires pour des élèves en difficulté a fait couler beaucoup d’encre et occasionné de belles migraines chez les responsables techniques des villes chargées de la gestion des bâtiments scolaires en primaire. Car non seulement il a été nécessaire de trouver des personnels supplémentaires pour assurer les cours mais de plus, il a fallu, littéralement, pousser les murs, pour créer de nouvelles salles de classe.

L’évolutivité, un exercice permanent dans le milieu scolaire

C’est un exemple des besoins de modularité dans ce secteur de l’enseignement. Il y en a beaucoup d’autres… Les plus fréquents sont liés à des accroissements rapides de population dans certains quartiers mais aussi à des inflexions dans les choix éducatifs ou d’organisation de la vie scolaire. Parmi ces exemples :

  • Réouverture de nombreux internats, souvent dans des locaux existants à rénover
  • Accueil de populations avec des besoins rapides et importants d’initiation à la langue française
  • Rénovation ou construction d’un établissement nécessitant l’accueil provisoire d’un surplus d’élèves dans un autre établissement du même secteur scolaire
  • Relogement en urgence d’élèves suite à un incendie dans leur établissement d’origine
  • Plus récemment encore, création de nouvelles options au lycée nécessitant des salles de cours supplémentaires voire des mutualisations entre plusieurs établissements…

La nécessité de construire durablement s’impose aussi

Dans ces cahiers des charges plus ou moins planifiables, se rajoutent aujourd’hui de nouvelles contraintes environnementales. Il faut construire pour des durées plus longues : la RT 2020 suggère par exemple d’évaluer l’impact environnemental d’un bâtiment sur un cycle de vie de 50 ans. Il faut aussi privilégier les matériaux recyclés, la récupération de l’ancien, la rénovation à la démolition, etc. Par exemple, dans le 13ème arrondissement à Paris, la nouvelle version du Lycée Gabriel Fauré s’appuie partiellement sur des ossatures existantes.

Si les grands acteurs de la construction mettent progressivement de la modularité et de l’économie circulaire dans leurs discours et dans leurs actes, les acteurs spécialisés, fournisseurs par exemple de bungalows préfabriqués ne les ont pas attendus. « Aujourd’hui la construction modulaire apporte une réponse pertinente aux besoins des établissements d’enseignement en leur permettant de maîtriser les nouveaux défis d’organisation de leur espace. La flexibilité en constitue sans doute l’enjeu principal avec des salles qui s’adaptent aux besoins particuliers »  explique par exemple sur son site la société Procontain qui précise que « l’ossature en acier portante de ses modules permet de déplacer les parois intérieures non porteuses. Cela signifie que la pièce peut s’agrandir, rétrécir ou tout simplement changer d’aspect. »

L’image négative qui a pu être attachée par le passé à ces préfabriqués, s’est aussi estompée. Aujourd’hui, ce type de construction affiche des durées de vie garanties de 50 ans justement, et répond aux exigences règlementaires en matière de sécurité incendie, de performance acoustique, d’isolation thermique et de consommation énergétique. Elle garde des prix attractifs par rapport à une construction en dur (- 30% selon les fabricants), et une durée de construction courte (division par trois des délais de conception, de fabrication et d’installation) avec des chantiers aux nuisances limitées pendant lesquels les cours ne sont pas interrompus.

Résultat, ces solutions modulaires connaissent un succès croissant auprès des pouvoirs publics chargés de la mise en œuvre de la politique de l’Éducation nationale. À tel point que les écoles et les lycées s’affichent aujourd’hui comme les premiers clients des entreprises de construction modulaire dans le budget des collectivités.

Les revêtements de sol souples, parfaitement adaptés aux enjeux de modularité

Pour la finition de ces locaux évolutifs, les sols souples (PVC, Marmoleum, Flotex) apportent depuis longtemps des réponses performantes, adaptées en fonction de la destination des locaux en question, sur les plans de la résistance au trafic, de l’isolation acoustique, des facilités d’entretien. Flotex est ainsi souvent retenu pour les bureaux par exemple, Marmoleum dans les salles de classe et Sarlon trafic pour les circulations, le tout sans exclusive.

Les bonnes performances environnementales de ces produits, avec en particulier des taux moyens de matière recyclée de 25 % ou une proportion de matériaux naturels atteignant les 97 % pour Marmoleum, les rendent également très pertinents à l’heure de l’optimisation des bilans environnementaux des bâtiments dans leur ensemble. Ajoutons que la profondeur de gamme, au niveau des coloris comme des motifs, facilite le renouvellement des ambiances, au goût du jour, même si par ailleurs, la durabilité de ces sols dépasse régulièrement les 20 voire les 25 ans.

Enfin, plus récemment, le développement de la technologie Modul’up, qui permet à Forbo Flooring Systems de garantir la qualité des installations en pose libre des produits de cette gamme, vient encore renforcer les réponses du fabricant en matière de modularité. En effet, dans les locaux appelés à évoluer vite, le remplacement d’un sol non collé peut s’effectuer en quelques heures, y compris à proximité de locaux occupés. Parfait pour ne pas déranger un cours dans une salle de classe voisine ?