Combien les futurs occupants d’un logement sont-ils prêts à investir en plus, pour prendre possession d’un appartement ou d’une maison estampillée économie circulaire ? Alors que la loi du même nom doit préciser les contours réglementaires de cette révolution, les promoteurs immobiliers et les architectes s’interrogent déjà. Et cherchent les meilleurs produits et matériaux pour répondre aux nouvelles attentes de leur clientèle.

Une chose est certaine : l’année 2019 va marquer les esprits autour de cette thématique. Les comportements de la clientèle semblent déjà évoluer, en témoigne le virage sur l’aile pris par nombre d’annonceurs dans leur communication publicitaire.

article 1 forbo newsletter decembreMais qu’en est-il dans le domaine de la construction, en particulier celle du logement. Outre le fait qu’une certaine inertie est inévitable – les projets livrés actuellement ont été conçus il y a au moins 4 ou 5 ans -, la question qui préoccupe les donneurs d’ordres est celle de la capacité d’investissement des acquéreurs. En clair, combien sont-ils prêts à mettre en plus dans le financement de leur logement si celui-ci répond aux exigences de l’économie circulaire ?

Ce débat n’est pas tranché aujourd’hui mais d’ores et déjà, les maîtrises d’ouvrage exigent des performances environnementales accrues de la part de leurs partenaires. « Cela dépend de la taille du promoteur. Mais les grands appels d’offres par exemple comportent systématiquement un chapitre consacré à l’économie circulaire et aux réponses que proposent nos produits » explique ainsi Valérie Druart, chef de segment Habitat chez le spécialiste des sols souples Forbo Flooring Systems. La pression est double :

  • Les investisseurs (ceux qui proposeront le bien à la location) veulent préserver leur patrimoine en optant pour des logements en adéquation avec la demande environnementale des locataires….Et avec des performances sur le plan thermique et carbone qui ne les obligeront pas à des dépenses ultérieures pour se mettre en conformité avec des réglementations futures contraignantes
  • Les propriétaires (ceux qui occuperont le logement) veulent des produits sains, faciles à vivre et respectueux de l’environnement

Apporter des questions précises aux fabricants

Valérie Druart note que les MOA sont de plus en plus précises dans leurs questions et veulent une grande transparence dans les réponses sur les points suivants :

  • Taux de matières premières renouvelables présentes dans les produits
  • Taux de matières recyclées utilisées dans les produits
  • Durée de vie estimée de ces produits
  • Facilité de recyclage du produit : intrinsèquement (composition) mais aussi sur le plan organisationnel (processus mis en place par les filières)

Du côté des fabricants de sols souples, l’offre est justement en pleine évolution, en témoigne le livre blanc publié par Forbo sur le thème de l’économie circulaire. Les efforts portent sur les différentes étapes du cycle de vie du revêtement de sol, avec des résultats concrets pour chacune d’entre elles :

forbo article 1 eco circulaireUtilisation de ressources renouvelables : Marmoleum, l’un des produits phare de Forbo Flooring Systems est composé à 97 % de matière naturelle, en particulier l’huile de lin.

Taux d’utilisation de matière recyclée : De manière anticipée, Forbo s’est engagé dans l’utilisation de matières premières recyclées. Elles entrent jusqu’à 42 % dans la composition du Marmoleum, jusqu’à 59% dans le cas des dalles Flotex.

Procédé de fabrication : En une dizaine d’années, des investissements ont été réalisés pour réduire les chutes de production. Ainsi la découpe par ultrasons d’Allura réduit de 80% les chutes de production. L’utilisation d’électricité d’origine 100% renouvelable se généralise également.

Durée de vie des produits : Les revêtements de sol sont généralement installés pour des périodes de vingt à trente ans. Certains d’entre eux sont d’ailleurs proposés avec des garanties de 15 ans par Forbo Flooring Systems, sous réserve que leur pose soit complétée par celle d’un tapis de propreté à l’entrée du bâtiment par exemple.

Réparabilité : Les poses en dalles ou en lames clipsables (gammes Allura click par exemple), les poses poissées (Flotex par exemple) ou encore les poses sans colle (gammes Modul’up) facilitent le changement d’une surface endommagée, par simple remplacement.

Recyclage : Les fabricants sont pour leur part incités à mettre en place des filières de récupération et de recyclage de leurs matériaux, à l’instar des fabricants d’ampoules par exemple. Les producteurs de revêtements de sol se sont ainsi rapprochés pour proposer des solutions de gestion complète des déchets (hors amiante) issus des chantiers de pose et de dépose avec de la moquette ou des sols PVC.