En quinze ans, plus de mille crèches privées ont vu le jour en France, renouvelant en profondeur la relation avec les parents et les services proposés. Si l’offre d’accueil se caractérise par sa souplesse, il en va de même pour les revêtements de sol, qui doivent répondre à la fois à des exigences de confort et à des normes sanitaires drastiques.

“Le phénomène des crèches privées est récent mais l’offre grandit rapidement”. David Himont, chef de marché promotion immobilière chez Forbo, travaille avec plusieurs « enseignes » du secteur, dont les représentants les plus connus se nomment Babilou (370 établissements), Petit Chaperon Rouge (230), Petites Canailles, Club Biberon, La Maison Bleue, Crèche Attitude, Facilicrèches, People and Baby ou encore Crèches de France.

Ces crèches, nées à l’initiative de la CAF (Caisse d’allocations familiales) il y a une quinzaine d’année, et de la volonté des pouvoirs publics de répondre à une demande insuffisante en crèches publiques, représentent aujourd’hui plus de 10% de l’offre disponible, selon le site aladom . Un vrai succès, que David Himont explique par la pertinence des services proposés, qui vont bien au-delà de la simple « place en crèche ».

En particulier, ces nouvelles venues se distinguent par les possibilités offertes aux parents de fragmenter les moments de présence de leurs enfants – quelques jours par semaine, voire quelques heures – là où les crèches publiques réservent la place d’un enfant sur toute une année. Ainsi un nombre de familles plus important peut accéder à une solution de garde. « Une partie de notre rôle est d’ailleurs aujourd’hui de gérer au mieux cette occupation de la crèche » concède Sophie Pelleger, directrice de la Halte des Petits Princes à Bétheny (51), qui peut ainsi accueillir une centaine d’enfants grâce à ces rotations… pour vingt places disponibles.

« Un autre point fort de ces nouvelles crèches, vient de leur propension à proposer des thématiques, qu’elles soient autour d’une pratique physique, artistique ou autre » poursuit David Himont. Sans compter, plus récemment, de nombreuses ouvertures à proximité des lieux de travail des parents – dans le quartier de la Défense à Paris par exemple – voire dans l’immeuble de bureaux lui-même. « Les parents qui le souhaitent peuvent ainsi poser leurs enfants en arrivant le matin et les reprendre après la journée de travail. Autre possibilité offerte par ces réseaux de crèches, celle d’en utiliser plusieurs différentes, en fonction des agendas des parents mais aussi des thématiques proposées aux bambins ».

Des contraintes de sécurité et d’hygiène aussi drastiques que dans le public

Le mouvement ne semble pas près de s’essouffler, car l’intérêt des parents pour la souplesse de l’offre et son contenu n’est pas contrarié par des prix finalement assez comparables à ceux du secteur public. Par ailleurs de grands groupes de services, comme Sodexho, ou encore des mouvements associatifs comme la Croix Rouge, s’engouffrent dans la brèche ouverte et de nombreuses ouvertures sont prévues.

Le succès des crèches privées: horaires, services et …sols souples au programme

Côté sécurité des enfants aussi, tout est fait pour rassurer : « très concrètement, les inspecteurs de la DASS se montrent très pointilleux, à raison ». Et ce, que l’on parle de micro-crèches (0 à 300 m2) ou des plus grandes (de 300 à 1000 m2). David Himont détaille pour nous les « must » d’un revêtement de sol pour crèche :

Hygiène : Les autorités sanitaires privilégient les revêtements de sol présentant des qualités antibactériennes, qui sont avérées chez les fabricants de linoleum ou de sols PVC. Moins connues, les performances d’un textile floqué sont tout aussi intéressantes.

Entretien : l’avantage d’un revêtement de sol souples est d’être généralement fourni avec un traitement anti-tâches efficace. Par ailleurs, le nettoyage à l’eau et sans produits toxiques constitue un plus dans des environnements de plus en plus soucieux de la qualité de l’air ambiant.

COV : l’amélioration de la qualité de l’air passe notamment par des émissions limitées de COV. Ce qui est le cas des sols PVC comme les linoleums, qui proposent avec des émissions inférieures parfois de 98% aux normes en vigueur dans les établissements accueillants de jeunes enfants ! A noter également que certains sols PVC sont fabriqués à partir de matières premières garanties sans phtalates.

Acoustique : la moquette offre de bonnes performances acoustique, surtout contre la résonance, mais les sols souples proposent un meilleur compromis entre atténuation des bruits de chocs et absorption d’un côté, hygiène de l’autre. En particulier, la présence d’acariens dans la moquette la rend indésirable dans les crèches.

David Himont est convaincu de la pertinence du choix de sols PVC et de linoleums pour ces nouvelles crèches et conclut : « Nous travaillons avec les architectes, les maîtrises d’ouvrage et les responsables techniques pour améliorer leur connaissance technique de nos produits, mais aussi de la diversité de nos gammes. Tant il est vrai que la gaieté des couleurs et la variété des motifs jouent un rôle reconnu dans le bien-être des enfants ».