Depuis le linoleum, véritable barrière antibactérienne, composé à 97% de matières naturelles renouvelables, jusqu’au sol PVC, dont les fabricants multiplient les efforts pour réduire l’impact environnemental lors de sa fabrication, et dont les qualités écologiques sont appréciées à la maison comme au bureau, les sols souples apportent une réponse moderne et performante à notre désir commun de préserver notre confort et notre planète.

On connait depuis plus d’un siècle les qualités écologiques du linoleum, inventé en 1863 par l’écossais Frederick Walton. Ce matériau, qui comprend plus de 97% de composants minéraux (toile de jute, résine de pin, farine de bois, pigments naturels, huile de lin, etc), a fait ses preuves dans les bureaux, dans l’habitat collectif et, bien sûr, dans les maisons. A l’heure du développement durable, sa composition à base de matières premières entièrement renouvelables est incontestablement un plus.

Matières renouvelables, facilité d’entretien

Il faut également porter à son crédit sa facilité d’entretien, encore renforcée dans les nouvelles générations de produits par des traitements de surface comme Topshield2 (Chez Forbo, pour la gamme Marmoleum). Intégrés au linoleum en usine, ils constituent de véritables barrières anti-tâches, ce qui améliore leur résistance à l’usure et leur tenue dans le temps – sans recours à la métallisation. Résultat, les linos se nettoient au détergent neutre – comme les sols PVC – ce qui limite là-encore l’impact sur l’environnement. Ceci explique notamment leur popularité dans les secteurs de la santé et de l’enseignement. D’autant que la colophane (résine de pin) intégrée dans le produit inhibe totalement les bactéries, assurant une ambiance particulièrement saine dans les différentes pièces des hôpitaux comme des écoles.

Les sols PVC, verts par nature

Les sols PVC ne sont pas en reste. Il faut d’abord noter les efforts des fabricants depuis plus de dixans pour favoriser le recyclage des déchets et, d’une façon plus générale, la démarche d’écoconception qui préside désormais à leur fabrication. Elle leur a permis de réduire notablement, sur cette période, l’utilisation d’eau, le dégagement de fumées toxiques, la consommation d’encre grâce à l’héliogravure, ou encore le poids des produits, ce qui permet d’économiser en frais de transports et bien sûr, d’améliorer le bilan carbone de cette phase du cycle de vie.

Très faciles d’entretien à l’instar du Linoleum, les sols PVC sont également traités au détergent neutre. Plus intéressant encore, à l’heure où la qualité de l’air fait débat dans les maisons – chambres d’enfants en particulier – comme dans les bureaux, ce type de revêtement affiche généralement un taux de TVOC (taux de composants volatils dans l’air) inférieur à 250 µg/m3 , bien en dessous des performances exigées par les réglementations françaises les plus exigeantes en la matière (1000 µg/m3). Mieux, certaines gammes de produits, comme Sarlon Trafic chez Forbo, présentent un niveau TVOC inférieur à 20 µg/m3.

Par ailleurs, les sols PVC sont généralement exempts de formaldéhyde, de CMR (substances chimiques cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques) catégories 1A et 1B, de métaux lourds et de DEHP (conformément au règlement européen Reach).

Enfin, qui l’eut cru ? Ces revêtements peuvent même participer à vos économies d’énergie et ainsi, alléger au passage, le bilan carbone de votre domicile ou de vos bureaux. Comment ? Tout simplement en optimisant l’indice de réflexion de la lumière, en fonction des couleurs en particulier, mais aussi de l’exposition de la pièce ou du nombre d’ouvertures. Aux consommateurs et aux maîtres d’œuvre de bien lire les étiquettes !