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Et si on habitait ensemble… en partie ? La maison du futur se pense et se vit à plusieurs

Collocation, quartiers solidaires, mixité sociale ou générationnelle, habitat participatif… Peu importe le nom donné à la tendance, elle est appelée à durer. Dans nos futurs logements, les immeubles ou même les quartiers, le vivre ensemble s’organise, parfois dès la conception du projet. Et les aménagements intérieurs doivent suivre le rythme de recomposition des espaces comme des « familles ».

France TV, dimanche 27 août 2017 : un reportage sur une PME vendéenne spécialisée dans la conception et la fabrication sur mesure de mezzanines amovibles, explique que le doublement de son chiffre d’affaires, ces dix dernières années, provient majoritairement de la forte demande émanant des familles recomposées… « Quand vous devez, le temps d’un week-end ou de vacances scolaires, loger quatre enfants dans une chambre qui n’en héberge habituellement que deux, la modularité de l’ameublement est essentielle » explique son jeune PDG.

maison du futur

Source : Imaginactive

C’est un exemple, parmi beaucoup d’autres, d’une tendance de fond qui concerne aussi les étudiants en colocation, les seniors qui accueillent des étudiants en échange de services domestiques. La composition des habitants d’un logement n’est plus figée. Elle évolue de plus en plus vite, et il faut prévoir des solutions qui s’adaptent à cette nouvelle donne. Parmi les réponses émergentes, outre le mobilier amovible, on trouve des offres de services de location pour l’électro-ménager, des logiciels pour organiser le partage des tâches entre colocataires. Rappelons aussi qu’à l’origine, Airbnb a été développé pour organiser le prêt de « canapés » vacants dans les salons des occupants de logements, pour des touristes de passage….

L’habitat participatif, penser son logement en commun

La réflexion sur le vivre ensemble peut parfois précéder la conception d’un immeuble, voire d’un quartier. En France, depuis deux ans, l’habitat participatif est ainsi encadré par la loi Allur qui propose plusieurs statuts différents aux candidats à l’aventure du « construire ensemble ». Des candidats que les économies – d’environ 10 à 15% sur un projet immobilier porté par un promoteur – intéressent évidemment. Mais qui veulent surtout que leur futur lieu de vie réponde à leurs aspirations – partagées avec les autres propriétaires -, par exemple d’ordre environnemental, social ou encore intergénérationnel.

Plusieurs exemples de programmes réussis commencent à émerger en France. Parmi les options fréquemment retenues, le partage de buanderies, de potagers, de terrains de jeux pour les enfants. Plus original, la réalisation de chambres d’amis « partagés » dans l’immeuble, voire d’une salle de restaurant où les habitants se relaient pour faire à manger à la collectivité.

Les pays du Nord de l’Europe restent cependant en pointe sur la démarche, avec par exemple 5% du parc immobilier construit sur ce mode actuellement en Suisse, 15% en Norvège (40% à Oslo) et même 80% dans la ville de Tübingen en Allemagne.

maison du futur

Source : Imaginactif

Les sols PVC, candidats à la colocation

Pour les acteurs de l’ameublement, ces nouvelles pratiques « collectives » ont une traduction concrète sur la conception de leurs produits : ceux-ci doivent être faciles à mettre en œuvre, à entretenir et même à changer, dans le cadre d’événements plus ou moins festifs organisés par les habitants. Dans cette perspective, les sols PVC en pose non collée, proposent des solutions économiques et pratiques sur le plan de l’entretien, en plus de performances techniques élevées – dureté, amortissement acoustique, résistance à l’humidité ou aux bactéries.

Et ne croyons pas que ces pratiques soient réservées à quelques nostalgiques des communautés des années 70. Des candidats beaucoup plus argentés – et certainement individualistes – sont également intéressés par ces démarches, à condition de retrouver de luxueuses conditions de vie. C’est en pensant à eux, sans doute, que les concepteurs d’une « maison-train », baptisée avec humour Romanichel, ont imaginé des espaces de vie montés sur roue, se déplaçant de ville en ville au gré des envies de leurs occupants, qui peuvent même se retrouver le soir au wagon-piscine, pour se délasser d’une journée de voyage….