Avec l’été, les projets de rénovation se multiplient. Et comme la vie est bien faite, les conseils des experts en aménagement intérieur se délivrent à la une des magazines. Les sols vinyles s’y taillent un joli succès. Coté-Sols a lu la presse pour vous.

Vous êtes peut-être à quelques jours de votre chantier d’été. Et si les émissions TV de home staging vous passionnent, peut-être avez-vous des difficultés à y détecter les tendances majeures en matière d’aménagement, en particulier au niveau des sols. Coté Sols se fait un plaisir de synthétiser quelques paroles d’experts.

Ainsi, dans l’Express/L’Expansion, l’architecte Nicolas Sallavuard (http://www.studiodarchi.fr/) passe en revue les différents matériaux disponibles, en commençant par le parquet, jamais détrôné selon lui. « (…) Il se pose naturellement dans toutes les pièces sèches de la maison. Mais aussi couramment dans la cuisine, puisque celle-ci se retrouve souvent « à l’américaine » dans le séjour. (…) Le chouchou reste le chêne, massif ou contrecollé, avec le moins de nœud possible et dans des nuances claires voire même blanchies. (…) Côté finition, pas de doute, le vernis domine tout : plus résistant, plus simple à entretenir, il laisse loin derrière l’huile et la cire ». L’expert est plus pessimiste pour les moquettes, (qui) « ne plaisent plus. Les fabricants ont beau proposer des modèles respectueux de notre santé ou de l’environnement (…), rien n’y fait ».

Belle progression des sols PVC

Les sols PVC enregistrent, en revanche, une belle progression : « Les sols PVC sont de plus en plus utilisés dans nos intérieurs. Il faut dire qu’ils sont bon marché, faciles à poser et à entretenir ». Remarquant les efforts des fabricants et leurs efforts pour redorer l’image du produit, il souligne aussi que « grâce à des nouvelles techniques d’impression, ils parviennent à proposer des motifs et des textures très étonnants. (…) Les « imitants » sont au top : faux parquets, tomettes, sols métal… certains motifs sont plus vrais que nature, au point qu’il faille se baisser et effleurer le revêtement pour se persuader que ça n’est pas du vrai ». Cela ne surprendra pas les lecteurs de Côté Sols, qui se fait un devoir de leur rappeler régulièrement les qualités des sols souples.

Nicolas Sallavuard passe ensuite en revue le carrelage de sol, « toujours bien représenté » dans les chantiers de son agence, puis parle de « folie » pour le carreau de ciment, qui rencontre un beau succès depuis 2011. Avec un bémol cependant : les délais de fabrication et de livraison sont toujours extrêmement longs. Enfin, le béton ciré semble faire l’unanimité depuis que ses prix ont baissé et que les couleurs sont apparues. L’architecte note cependant « quelques mauvaises expériences en essayant de le mettre en oeuvre dans la douche ».

Et pour la cuisine, quel choix ?

Les pièces d’eau (cuisine, salles de bains) posent, de toute façon, toujours question. Le magazine Marie-Claire a justement choisi de traiter le choix des revêtements de sol pour la cuisine. Avec une introduction prometteuse : « Entre le parquet, le carrelage, le béton ou le vinyle, le revêtement de sol de la cuisine se diversifie et s’habille d’une large palette de couleurs pour personnaliser l’espace, le moderniser et lui donner plus d’allure ».

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Dès le début, Vincent Leroux (Temps Machine) pose d’ailleurs la question : pourquoi choisir forcément un carrelage pour sa cuisine ? Le parquet aussi permet de créer une continuité avec les autres pièces de la maison, sous réserve d’utiliser « des essences de bois résistantes à l’humidité, comme le bois exotique ou le bois traité, pour éviter tout problème d’étanchéité ». On peut aussi se laisser tenter par le parquet brut, pour son côté cosy, mais il est « difficile à entretenir ». Reste alors la solution du parquet stratifié ou contrecollé (trois couches d’épaisseur de bois).
Mais l’expert évoque les risques de gondolement à l’humidité des parquets. Rien de tout cela avec les sols PVC ? En tous cas, il émet un avis très positif : « Confortable, facile à poser, idéal pour l’isolation phonique et thermique, le vinyle a vraiment tout pour lui. Lessivable et étanche, il offre en plus la possibilité de composer la décoration de votre choix, imaginée par vous-même, grâce à sa large palette de couleurs, ses motifs et ses effets. La cuisine est ainsi personnalisée avec originalité ». D’autant que les fabricants (comme Forbo avec ses gammes Sarlon habitat ou Allura) se sont lancés avec bonheur dans les imitations de toutes natures (bois, béton ciré, carreaux de ciments, etc). Comme l’écrit Vincent Leroux, « le revêtement en vinyle se veut donc économique pour la cuisine, sans jamais négliger le style. On l’aime pour l’illusion qu’il crée et le confort qu’il propose au quotidien ».

Mais l’amour n’est pas toujours exclusif. Et lui aussi reconnait que les bétons sont très tendance dans la maison. « Qu’il soit ciré, teinté, coloré, le béton crée un revêtement de sol uniforme et se veut souple et résistant. (…) Rafraîchissant en été, chaleureux en hiver, le sol en béton s’entretient très facilement, en ne demandant qu’un simple coup d’aspirateur ou de balaie, et parfois de l’eau savonneuse si nécessaire. Il a néanmoins un défaut : avec un usage quotidien, il peut parfois se fissurer ou perdre de son éclat lorsqu’on l’a ciré. Côté confort, le béton peut parfois s’avérer glissant ».

Reste la solution du carrelage, qui demeure encore aujourd’hui « le choix le plus classique. Pourtant, avec sa grande diversité, allant de la forme du carreau à la couleur, le carrelage peut aussi moderniser une cuisine, la rythmer (…). Les plus utilisés sont le grès, la terre cuite et la pierre. Les deux premiers donnent un aspect chaleureux et convivial à la cuisine, tandis que le grès, plus facile d’entretien, donne une ampleur plus contemporaine à l’espace.
Le carrelage peut aussi imiter des matières, comme le carrelage impression bois semblable ». A noter que les fabricants proposent eux aussi, désormais des imitations (parquet, carreau de ciment). Mais le carrelage garde un gros défaut : « sa fragilité en cas de gros choc (un pot de confiture qui tombe, par exemple). Si cela arrive, le carrelage peut être endommagé et peu esthétique par la suite ».