Rénover les logements sociaux, et notamment les sols des logements, permet aux bailleurs de résoudre le problème sanitaire causé par la présence d’amiante. Mais également de maintenir l’attractivité de l’habitat social. Les solutions en PVC de recouvrement des anciens revêtements, facilitent ces opérations.

L’habitat social, dans certaines villes de France, occupe une place considérable dans le parc immobilier disponible. Et pas seulement dans de petites villes. A Reims, qui compte 200 000 habitants environ, les destructions importantes subies pendant les deux grands conflits du 20ème siècle, ont favorisé une dynamique particulière. A lui seul, le Foyer Rémois, bailleur social né en 1912, dispose ainsi de 18 055 logements sur 4 départements (Marne, Haute Marne Aisne et Seine et Marne), dont 80% sur l’agglomération rémoise. A 2/3 personnes en moyenne par foyer, le calcul est édifiant : plus du quart de la population de la ville occupe un appartement du Foyer Rémois qui du coup, n’usurpe vraiment pas son nom !

L’attractivité des logements sociaux devient alors un élément crucial. Or 72% du parc du Foyer Rémois a été construit avant 1980. « De plus, nous sommes en secteur dit détendu, où l’offre est supérieure à la demande. Cela rend difficile le lancement de programmes neufs car les financements – via la collecte, par la Caisse des Dépôts et Consignations, de l’épargne sur les livrets du même nom, NDLR – sont réservés aux zones tendues » nous explique Fabrice Bernaudat, Adjoint au Directeur du Patrimoine du bailleur.

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La satisfaction des locataires – et le bon taux de remplissage des logements – passent donc plutôt par une rénovation régulière. « Nous avons des rotations très rapides sur certains quartiers, beaucoup moins sur d’autres. Mais en moyenne, nous effectuons 2 000 états des lieux par an » calcule Fabrice Bernaudat. L’occasion à chaque fois, de jeter un regard acéré sur l’état des locaux et d’engager des travaux, plus ou moins conséquents. « Nous venons par exemple de terminer un programme de rénovation de 1000 logements sur 3 ans, financé par l’ANRU notamment sur les quartiers Pays de France et Orgeval ».

Les sols et les plafonds, une rénovation spectaculaire à moindre coût

Parmi les opérations les plus « rentables », la réfection des plafonds et des sols produit toujours un effet très positif sur les candidats à la location, pour un coût raisonnable : « à la limite, il n’y a pas besoin de reprendre les murs » confie l’Adjoint au Directeur du Patrimoine.

Dans ces anciens immeubles, beaucoup de sols dans les logements ont été d’abord recouverts de moquettes. « Aujourd’hui, ce n’est absolument plus à la mode. Par conséquent, l’enlever, lorsqu’il n’y a pas d’amiante, ou la recouvrir, en présence d’amiante, représente une opération simple, et un changement très bien accueilli ».

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Des DVA encore bien présentes

Les dalles vinyle amiantées (DVA) sont encore bien présentes dans le parc immobilier du Foyer Rémois. « De l’amiante, quand on en cherche, on en trouve toujours, estime même Fabrice Bernaudat : dans les plafonds, les mastics des vitres, les plaques d’isolation sous les balcons… et bien sûr dans les sols ! Soixante dix-neuf pour cent de notre patrimoine est sorti de terre avant 1997 et l’interdiction d’utiliser l’amiante dans la construction. Et comme 80% de ce parc ancien a été équipé de DVA, je vous laisse faire le calcul ».

Un calcul mais pas seulement ! Il faut aussi informer les locataires et leurs représentants de la présence du matériau, que ce soit dans les parties privatives ou les parties communes. Cette obligation concerne notamment les bailleurs sociaux. « C’est une information délicate à manipuler, car la révélation de l’existence d’un risque, même s’il est maîtrisé, demande des précautions ».

Des sols changés plus vite et plus simplement

Le recouvrement des DVA, ou d’une moquette collée avec une colle amiantée, a dans ce contexte le mérite de rassurer. « Le mode opératoire des entreprises de pose certifiées est allégée. Vous n’avez plus d’ouvriers en scaphandre comme ceux qui interviennent pour des retraits complexes… tout en vous affirmant qu’il n’y a pas de danger ».

Autre avantage notable du recouvrement selon le responsable du Foyer Rémois : le chantier, en pose non collée, se déroule beaucoup plus rapidement, ce qui occasionne moins de dérangements pour les locataires qui seraient en place, ou bien une remise sur le marché plus rapide, en cas de vacance de l’appartement.

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Enfin, le confort et l’esthétisme des matériaux candidats à ces recouvrements n’est pas en reste. « Nous travaillons avec le Sarlon trafic modul’up pour les parties communes et le Sarlon habitat modul’up, pour les parties privatives. Ces produits de Forbo nous sont aujourd’hui proposés dans des versions modernes. Nous avons sélectionné une demi-douzaine de références, parmi lesquels des « imitants parquets » ou béton ciré, redonnent vraiment un coup de jeune à nos logements ».

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