L’accroissement des besoins d’accueil des seniors et le vieillissement d’une partie du parc des résidences, obligent leurs exploitants à des opérations de rénovation ambitieuses. Avec comme priorité, de déranger le moins possible les résidents pendant les travaux. Les sols souples en pose libre apportent des solutions.

Le parc des maisons de retraites et autres établissements accueillant des personnes âgées ou dépendantes est important en France, et tend à se développer avec le vieillissement de la population. D’ici 2035, la population des plus de 75 ans progressera de 55 % en Europe pour atteindre 68 millions de personnes. De plus, une meilleure prise en charge spécifique de maladies comme Alzheimer, qui a fait l’objet d’un plan national depuis une quinzaine d’années, accroit encore le besoin de lits. « Nous disposons de plus de 365 établissements en France (710 en Europe, NDLR), dont une majorité de maisons de retraite médicalisées » explique Stevens Hochet à la direction des achats du Groupe Korian, la première entreprise européenne de soins et de services aux seniors.

Stevens Hochet, direction des achats Groupe Korian

Sa mission concerne la partie travaux et équipements des achats, et la problématique de rénovation y prend de l’ampleur, depuis quelques années. « La moyenne d’âge de nos établissements est de 25 ans. Et cela fait une dizaine d’années que nous avons mis en place notre premier plan pluri-annuel pour leur rénovation ». Les facteurs de déclenchements peuvent être multiples : programme de rénovation, impératif réglementaire, pour des mises à niveau d’accessibilité ou de sécurité par exemple. « En moyenne, une chambre est rénovée tous les dix ans, et une circulation aussi.

95% de taux d’occupation = pose en milieu occupé !

La caractéristique de ces projets est d’être menés en milieu occupé. « Contrairement au secteur de l’hôtellerie par exemple, nous n’avons pas de baisse du taux d’occupation des chambres, bien au contraire. Il avoisine les 95% et ce, tout au long de l’année ». Par ailleurs, l’âge des résidents, ainsi que les exigences de sécurité liées à certaines de leurs pathologies, interdit de les déplacer, même momentanément. « Il faut donc mettre en œuvre des solutions qui ne dégagent pas de poussière, réduisent les nuisances sonores et olfactives au maximum et dont la mise en place ne prend que quelques heures ». Stevens Hochet pense aussi à l’image positive à donner aux familles lors de leurs visites à leurs parents hébergés dans les établissements.

source : groupe Korian

Source : Groupe Korian

C’est ainsi que le Groupe Korian a récemment testé la validité d’une solution en pose libre, avec le produit Sarlon trafic modul’up . « Nous l’avons utilisé par exemple sur une salle de restaurant. La rapidité de mise en œuvre et l’absence de nuisances nous ont permis de réaliser le chantier sans interrompre le fonctionnement de la restauration, en séquençant deux étapes pour chacune des deux moitiés du local ».

La pose libre n’affecte pas l’étanchéité des sols

Autre argument en faveur de la pose libre, celui de l’hygiène, un point évidemment critique dans des établissements médicalisés. « A l’usage, malgré des nettoyages à grande eau, et à fréquence rapprochée, nous n’avons constaté aucun désordre, même au niveau des joints soudés ou des plinthes ».

Enfin, Stevens Hochet, en bon spécialiste des achats, voit plus loin : « j’ai pris le temps d’évaluer les gains sur les phases de pose pour le premier chantier, et sur les futures rénovations, lorsque nous devrons changer les revêtements de sol au bout de quelques années ». Premier constat, dès le premier chantier, les délais d’immobilisation du local sont considérablement réduits : « Même s’il faut passer du temps à gratter puis à réparer le support initial, puis pour effectuer son ragréage, l’absence de colles élimine le temps de séchage avant repose du mobilier. Le gain est considérable, de l’ordre de 75 % sur le temps d’immobilisation de la pièce. Avec un impact positif sur les coûts d’exploitation ».

Des délais d’immobilisation considérablement réduits

Mais les bénéfices seront encore plus importants en l’absence de ragréage ou lors d’une future rénovation : « Sans travaux à effectuer au niveau du support, il n’y a plus que le temps de la dépose, puis celui de la pose elle-même, avec les joints, à prendre en compte. L’intervention ne prend plus que 2h30 au total. Le gain de temps avoisine alors les 97% ».